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Périodique de la FICQ
Vol 1, No 8
Avril 2006
   

la supervision, une occasion de transformation

Je mets les concertos brandebourgeois de Bach dans le lecteur de CD de mon ordinateur et me voilà prête à partager avec vous mes réflexions et mon expérience de superviseure de coachs.

D’abord, que fait un superviseur en coaching ? Il évalue les compétences de son client coach et il l’accompagne dans le développement de ses compétences. Certaines personnes parlent de supervision et mentorat-coaching comme étant des synonymes, d’autres disent que le mentorat exclue la notion d’évaluation. En ce qui me concerne, j’adhère à la première option.

Bien entendu, tous ceux qui adhèrent à la perspective de ICF font l’évaluation en regard des 11 compétences essentielles en coaching telles que définies par ICF.

Pour un mentor-coach, quel beau défi, quelle source d’apprentissage et de satisfaction que de voir un collègue vaincre ses peurs, être stimulé par ses apprentissages, découvrir son style de coaching et acquérir sa propre certitude.

Et Bach qui continue à giguer. Quel élan, quelle générosité !

Regardons maintenant ce que fait le mentor-coach. Il travaille principalement sur 10 éléments :

  1. Il enseigne quelque chose qui était ignoré
  2. Il favorise l’intégration d’une connaissance déjà acquise
  3. Il favorise l’autonomie
  4. Il donne des permissions
  5. Il harnache
  6. Il catalyse et encourage
  7. Il stimule en donnant des feedbacks
  8. Il partage sa passion
  9. Il aide à éliminer les barrières à la confiance en soi
  10. Il éclaire et aide à gérer le contre-transfert

Il enseigne quelque chose qui était ignoré

L’art et la science du coaching sont vastes, les connaissances à acquérir sont sans fin. À titre d’exemple, qui maîtrise les savoir, les savoir faire et les savoir être reliés aux 11 compétences ?

Il favorise l’intégration d’une connaissance déjà acquise

Si nous reprenons l’exemple précédent portant sur les 11 compétences, il ne suffit pas de savoir qu’un maître coach pose des questions percutantes, encore faut-il les connaître, savoir quand et comment les poser, etc. Il y a tout un travail à faire pour améliorer la qualité de ses questions et en arriver à ne poser, à l’occasion d’une même séance, uniquement quelques questions puissantes qui élargissent significativement la conscience du client.

Il favorise l’autonomie

Le rôle du mentor-coach est de favoriser l’autonomie de son client. Pour y arriver, il s’assure que la relation n’est pas basée sur une prise de pouvoir qui entretiendrait l’idée d’une personne supérieure et d’une autre inférieure. Il pourrait être flatteur pour le mentor de cultiver une certaine dépendance composée d’admiration et de reconnaissance. Ceci un piège de l’ego qui nous guette. Lorsque le mentor arrive à maintenir une relation saine et qu’il favorise l’acquisition de l’autonomie de son client, la reconnaissance et la gratitude sont mutuelles et les deux font des apprentissages à travers cette activité.

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Claudette Vidal PCC
Coach d’affaires, superviseure et formatrice
CoachOption
www.coachoption.ca




 
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