Pour quelle raison je deviendrais membre de la FICQ?
par Simon Pagé
Cette question, je l’ai entendue plus d’une fois depuis que je suis impliqué au sein de la FICQ. En fait, je l’ai embellie un peu car de « Pourquoi je deviendrais membre? » à « Kosse ça donne? », il n’y aurait qu’un pas. Un pas que j’oserai franchir car cette question, venant de leaders, me surprend toujours un peu.
Le coaching est une profession (car je considère le coaching comme une profession et non un gagne-pain) émergente. Je le répète car, avec ma parenthèse, on perd un peu l’idée : le coaching est une profession émergente. Et qui dit émergence dit : « Tout est à faire » : la vision, les balises de pratique, l’image, les exigences, le regroupement, etc. Pour ce faire, cela prend du temps, de la créativité, de l’énergie et… des gens. Beaucoup de gens! Des gens qui ont le feu sacré, des gens qui y croient, des gens pour qui le projet est plus grand que l’intérêt personnel. Et ensuite, encore plus de gens pour prendre la relève.
On ne se le cachera pas : le mot « coaching » est à la mode et… très vendeur. Les consultants sont tous en train de devenir coach. Une excellente amie à moi, consultante hors pair et qui a un succès fou en consultation, fait maintenant du coaching! Du moins, sur papier ou, si vous préférez, sur site Web. La première fois qu’elle m’a dit qu’elle faisait du coaching, la simple réponse de surprise de ma part « Ha oui? » a entraîné un ajout du genre « Bien, ce n’est pas vraiment du coaching mais… ». Je n’ai rien dit; le « coaching » est la saveur du mois pour bien des gens… Même les bons amis!
What’s In It For Me?
C’est l’assise de la publicité : qu’est-ce que ça me rapportera? Si après avoir regardé une publicité vous n’êtes pas en mesure de répondre à la question, alors ce n’est pas une bonne pub. Point. Alors, qu’en est-il pour moi d’être membre de la FICQ? Tout d’abord, faire partie d’un regroupement de « gens de ma sorte » (Hé oui! Encore la célèbre expression de mon vieil ami historien, Jacques; il faudra que je vous le présente un jour!). Des gens qui sont outils de changement, de progression et qui croient en l’autonomie de l’individu.
Ensuite, un investissement en l’avenir. Je veux contribuer à bâtir un organisme qui veillera à donner de la crédibilité à mon métier. Et pour ce faire, ça prend plus que de la bonne volonté; ça prend de l’argent. Ça prend plus que des bénévoles; ça prend des gens qui y travaillent à plein temps.
Et si on compare aux frais d’association d’autres professions. Il en coûte plus de 400 $ pour l’ordre des psychologues du Québec et celui des conseillers en ressources humaines, près de 500 $ pour les conseillers en orientation et jusqu’à 1000 $ pour les comptables et ce, sans compter l’assurance responsabilité professionnelle. Et si vous prenez la peine de demander aux membres de ces corporations ce qu’ils ont pour leur cotisation, la réponse vous surprendra peut-être.
Autre raison : y donner ma saveur! Hé oui! même Mère Theresa avait des intérêts personnels dans ses bonnes actions. Je veux contribuer à bâtir une association qui me ressemblera et qui répondra à mes exigences professionnelles. Le meilleur moyen de le faire est d’être un acteur plutôt qu’un spectateur.
C’est Kennedy qui avait dit Ask not what your country can do for you—ask what you can do for your country? Et bien je retourne la question: quels talents et expertises pouvez-vous mettre à contribution pour collaborer à bâtir une profession crédible?
Je sais qu’il est parfois difficile d’unir un noyau d’individus avec des intérêts personnels pour en faire un groupe uni. Moi, j’y crois. Je crois aussi qu’un leader, ça n’embarque pas dans le bateau une fois qu’il a fait ses preuves; un vrai leader contribue à construire ce bateau.
Alors quelle était donc la question de départ?
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