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Périodique de la FICQ
Vol. 3, No 3 - Mars 2008

manchettes

Coach Québec

cha no yu et coaching
par Jean-Pierre Béquier

Un certain nombre d’entre vous le savent déjà, je suis un grand passionné. L’être humain demeure ma plus grande passion et le coaching me permet de contribuer humblement à créer un monde meilleur. J’ai, depuis plus de 40 ans, une autre passion, celle du thé et plus spécifiquement le thé japonais ou « Cha » pour le nom asiatique. Il y a quelque temps j’ai réalisé combien le coaching et le thé ont de grandes similitudes et sont en parfaite alliance. Naturellement j’ai donc réuni ces deux passions, coaching et thé. Pour moi la cérémonie du thé « Cha no Yu » est une belle analogie à une séance de coaching, et j’ai tenu par cet article, le partager avec vous.

J’ai l’habitude, en préambule de mes séances de coaching « en face à face », d’inviter mes clients à partager ma « cérémonie du thé » en toute simplicité. Certains d’entre vous que je remercie savent de quoi je parle pour m’avoir fait l’honneur de partager ces merveilleux moments.

Selon une légende chinoise, l’empereur Chen Nung, un guérisseur divin, érudit et botaniste, ne buvait que de l’eau bouillie pour des raisons d’hygiène. Selon son habitude, il se reposait tranquillement en méditant sous un théier quand, un beau jour, une légère brise fit tomber quelques feuilles de thé dans l’eau qui était en train de bouillir. Intrigué et curieux, il but cette infusion et la trouva délicieusement rafraîchissante et revitalisante. C’est ainsi que, en 2737 av. J.-C., le thé fut découvert. Le premier texte mentionnant le thé date du 3 e siècle av. J.-C. : un chirurgien chinois le recommandait afin d’augmenter la faculté de concentration et pour rester éveillé.

Ideogramme du thé en chinois depuis le 8ème siècle

Le thé est appelé : "Tu" et on utilise l'idéogramme du laiteron. Entre 206 av. J.-C. et 220 apr. J.-C., un empereur décida de changer le nom du thé en "Cha". Mais c’est au 8 e siècle que le thé acquière son propre idéogramme (présenté en figure ci-contre).

 

De la Chine au Japon.

C’est en 729 apr. J.-C. que Dengyo Daishi, moine bouddhiste de la philosophie zen, importa des graines de thé vert au Japon et en fit la culture autour des monastères. C’est ainsi qu’au Japon les croyances bouddhistes et le thé se développèrent de concert au point de devenir une cérémonie très élaborée. Un maître du thé japonais, Taken jboob, écrivit : « Le théisme est un culte basé sur l’appréciation du beau parmi les vulgarités quotidiennes ». Le « Cha no Yu » demande un type de comportement très particulier en vue de créer une ambiance où l’invité et l’hôte atteignent un renouveau spirituel et sont en harmonie avec l’Univers. Face aux changements de la société actuelle, le caractère spirituel de la cérémonie du thé, qui peut durer de 45 minutes à 4 heures, reste immuable. On y pratique quatre principes de base qui sont : l’harmonie (avec les gens et la nature), le respect (des autres), la pureté (du cœur et de l’esprit) et la tranquillité d’esprit. C’est un véritable art de vivre et de penser le monde différemment.

Prendre le temps d’apprécier et de vivre le moment présent. Se libérer des conditionnements de l’esprit, du stress et des tracas quotidiens. Apprécier le sens du beau et du bon. S’ouvrir à l’autre par un accueil chaleureux et bienveillant. Favoriser l’échange dans un environnement harmonieux et propice au respect. Stimuler la concentration et l’éveil. Voilà comment, en préambule à mes séances de coaching, ma cérémonie thé « Cha no Yu » peut induire favorablement une belle rencontre de coaching. Désormais certains de mes clients le pratiquent dans leur réunion avec assiduité et quand le coach arrive dans l’entreprise le thé est servi.

 


Jean-Pierre Békier, coach professionel

Jean-Pierre Bekier. coach PCC
Axe Coaching
www.axecoaching.com


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