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Périodique de la FICQ
Vol. 4, No 4 - Avril 2009

manchettes

on ne peut pas ne pas communiquer
par Claude Bougie

Peu importe ce que nous disons ou ne disons pas. Peu importe si on bouge ou si l’on reste immobile. Notre corps « parle » instinctivement devant les stimuli extérieurs. La météo, l’environnement, les conversations entre personnes dans notre milieu de travail ou à la maison : notre corps communique quelque chose, de tout façon. Les silences volontaires, la parole, la position du corps indiquent bien notre attitude à un moment précis. Nous indiquons que nous sommes ouverts à communiquer ou non. De ce fait, on communique. Sans toujours en avoir conscience, tout se passe en micro secondes…

Le cerveau est un organe extrêmement puissant et beaucoup reste encore à découvrir. Le peu que l’on en sait est captivant. Le schéma ci-dessous démontre le mécanisme systémique de la communication tel que nous le comprenons aujourd’hui.

 

Tableau 

En tant qu’être humain, nous avons un besoin éminent de schématiser, d’organiser, de catégoriser les stimuli extérieurs afin d’augmenter notre compréhension du monde qui nous entoure. Des milliers d’informations proviennent autant de l’intérieur que de l’extérieur de notre corps. Comme un chef d’orchestre, le cerveau coordonne toutes nos fonctions internes nécessaires à notre survie. On pense à toute la régularisation de la sécrétion des hormones, le battement de notre cœur, la respiration, etc.

Nos sens reçoivent une somme impressionnante d’informations. La vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher, le goûter agissent pour distinguer ce qui est utile ou non pour nous. Nos sens se logent un peu partout sur notre corps comme des détecteurs, puis le cerveau réunit l’information captée pour en donner un « sens ». Le cerveau les trie, filtre, organise, compare; il mémorise l’information et contribue à dresser notre « Carte du monde ».

Il n’y a pas que les sens qui interviennent lors d’un déchiffrement complexe. Il y a aussi nos souvenirs, notre culture, nos croyances et nos valeurs qui s’imposent afin de créer une représentation interne desdits stimuli externes. Cette représentation interne constitue notre compréhension de la Réalité apportée par ces stimuli externes.

Bref, le cerveau utilise un processus complexe pour filtrer l’information et, instantanément, le corps réagit par la parole, le timbre de voix, la texture de la peau, le gonflement des lèvres, le rictus des yeux… Ces signes indiqueront à un émetteur avisé, entre autres  la réaction comportementale du récepteur à son message.

Dans l’exercice de notre profession de coach, une des façons d’être présent à l’autre est aussi de développer cette habilité de déceler le message dans le langage non verbal de notre client comme nous qui sommes à l’aise à le faire dans son verbal. Ainsi, nous contribuons fortement à rehausser notre niveau de qualité d’être humain dans le rapport à l’autre.

(1) VAKOG : nos cinq sens : Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif, Gustatif.


Claude Bougie

Claude Bougie
Coach et enseignant en PNL

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