innover en coaching et « coacher » l’innovation
par Lucie MAROIS
L’entreprise innovante ne se limite pas à la création d’idées. Elle structure, planifie, commercialise et fait preuve d’aisance face au changement. Les entrepreneurs doivent maintenir leur vigilance face aux tendances, mais aussi assainir et raffermir leurs pratiques d’affaires. C’est là l’essentiel des propos livrés dans le cadre du colloque de la semaine de promotion du coaching professionnel tenu en Estrie. Les participants invités ont profité de conseils généreux et dynamisants. Quant aux coachs, en quoi peuvent-ils tirer partie du discours, une sorte de portrait « psycho organisationnel » de l’entreprise efficiente et de ses dirigeants ?
De la connaissance de la dynamique du changement individuel vers celle du contexte d’entreprise.
Le coach possède sa « boîte à outils ». Sa richesse se double d’une connaissance du processus de développement de l’individu, variant selon son expérience et bien sûr, son savoir. Nos conférenciers ont cependant suscité des réflexions utiles à tous coachs désireux de bonifier leur pratique.
La présentation structurée de Madame Demers, avec son condensé des bonnes pratiques d’affaires, offre aux coachs un parcours éclairé pour l’accompagnement efficace du gestionnaire. Il y aurait même un parallèle possible entre le bilan global de l’entreprise que présente STIQ et les bilans de compétences des gestionnaires. Quelle compétence individuelle est requise devant un objectif corporatif spécifique? Comment superposer ces deux portraits afin d’ajouter des arguments crédibles pour promouvoir le coaching avec professionnalisme ?
Autrement dit, connaître l’entreprise, sa réalité et ses enjeux est aussi important que l’habileté du coach à accompagner un gestionnaire dans son développement. En prime, par les documents distribués, les coachs se sont trouvés mieux « équipés » pour faire des entreprises manufacturières, une niche en soi.
« L’innoentrepreneur » : une espèce rare et stimulante pour le coach
Je me suis demandée comment je « coacherais » Simon Gosselin, homme plein de fougue et de passion, qui pense plus vite que son ombre. Serait-il un prototype de « l’innoentrepreneur »? J’imagine que oui.
« C’est pas en améliorant la chandelle qu’elle est devenue une lumière ! » s’est exclamé M. Gosselin. Cela décrit selon moi l’évidente contribution du coaching. Tout innovateur doit sauter dans le vide. Les employés plongeront inévitablement dans le changement et voilà que le coach devient le soutien essentiel.
Il s’agit alors de réaliser à quel point l’innovateur a besoin de support dans ses variations d’enthousiasme et de motivation tout au long du processus d’innovation. Là encore, la juste compréhension des défis de nos clients est aussi importante que la virtuosité en matière de techniques de coaching.
Et la cause du coaching dans tout cela ?
En Estrie, les coachs sont aussi une espèce rare ! La masse critique de personnes ayant un coach, la notoriété du coaching et le nombre de « pratiquants » dans notre région sont encore faibles. Cela s’est reflété sur l’assistance à l’événement. Néanmoins, notre collègue Gilles Alix a su présenter le rôle et les bénéfices du coaching avec crédibilité et compétence.
Le « temps d’antenne » a davantage été accordé aux conférenciers. C’est bien. Quand nous présenterons en Estrie les « 100 meilleurs cas en coaching » devant une salle comble, ce sera encore mieux. Il s’agit d’innover.
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