il s’en aurait fallu de peu…
par Claude SAVOIE
Il s’en aurait fallu de peu pour que Sylvie Fréchette ne donne pas de conférence le 9 mai dernier à Gatineau. Si elle n’était pas devenue médaillée d’or aux jeux de Barcelone, serait-elle la conférencière la plus en demande au Québec ?
Il s’en aurait fallu de peu pour qu’elle ne soit pas médaillée d’or. Une erreur d’une juge brésilienne qui n’aurait pas été corrigée, le décès de son fiancé, des moments de découragement, des excès de confiance durant les longues années de préparation ?
Mais elle avait un coach. Un coach qui tout au long de sa carrière, a su voir son talent, l’encourager, lui faire prendre conscience de ses faiblesses, valoriser ses forces et être exigeant dans les moments où Sylvie Fréchette tirait de la patte.
Sylvie Fréchette nous a raconté sa vie. Une vie de passion pour la nage, une vie de talent exceptionnel, mais qui n’aurait pas conduit au podium sans l’aide d’un coach. Au-delà de la passion et des techniques, il y a la confiance en soi, le besoin d’être stimulé, la nécessité de visualiser ses actions, le long travail d’entraînement et la discipline.
Et que fait-on lorsqu’on a atteint le sommet ? On redescend ? Si Sylvie Fréchette n’est pas descendue, c’est qu’elle a trouvé un nouveau défi et qu’elle est devenu coach à son tour pour les artistes du Cirque du Soleil. Sylvie Fréchette a fait vivre à son auditoire la démarche d’une championne, elle a été l’exemple vivant de ce que l’on peut devenir avec l’accompagnement d’un coach.
Sylvie Fréchette clôturait une journée consacrée au coaching d’affaires. Sa conférence était précédée de deux ateliers consacrés à l’innovation et aux bonnes pratiques d’affaires.
L’innovation est un incontournable dans un monde en constant changement. Toutes les entreprises ont besoin d’innover, mais les chefs d’entreprises, même s’ils sont des innovateurs naturels, sont souvent obnubilés par le quotidien. D’où la nécessité d’avoir un coach capable de les extraire de la gestion courante, de les amener à travailler sur leur entreprise plutôt que dans leur entreprise.
C’est le coach aussi, à l’instar de celui de Sylvie Fréchette, qui entraîne le chef d’entreprise à devenir entrepreneur, à visualiser les gestes à poser pour créer de nouveaux marchés, de nouveaux produits ou de nouveaux processus d’affaires. C’est encore le coach qui encourage l’entrepreneur à changer, qui questionne les projets, qui force la planification et accompagne la prise de décision.
Sans planification, il n’y aurait pas d’innovation. L’atelier sur les bonnes pratiques d’affaires expliquait aux participants comment évaluer les pratiques actuelles, comment identifier les écarts entre le réel et le possible et comment préparer un plan d’action.
Un plan d’action ne doit cependant pas rester sur la tablette. Là encore, le coach intervient pour changer les perspectives, pour dynamiser le processus de changement et pour encourager l’entrepreneur à persévérer dans les moments difficiles de la réalisation.
L’entrepreneur, comme l’athlète, ne peut atteindre le podium de son succès qu’à la suite d’un processus où le talent et les techniques sont associés à une démarche personnelle conforme aux valeurs de chacun.
Pour plusieurs chefs d’entreprise, il s’en aurait fallu de peu…
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