pour mieux coacher ses clients .. et soi-même…
par Jacinthe LAURIN
Par un beau jour d’été de mai, je suis restée à l’intérieur pour assister au 2e colloque régional de la FICQ-Québec… et je ne le regrette en rien.
Dès le début, Marcel Gemme, président de la section, expliquait ce qu’est le coaching à une assistance avide de connaissances. La moitié était des coachs, l’autre, du personnel d’organisations privées ou publiques. Ensuite, deux représentants de la STIQ animaient un atelier sur l’autoévaluation d’entreprise. À l’aide d’une évaluation «express», chaque participant a pu évaluer son organisation sous sept grands secteurs : l’organisation de l’entreprise, la gestion et le développement des ressources humaines, la ventre et les marketing, la recherche, le développement et l’ingénierie, l’approvisionnement, la fabrication et la gestion de la qualité. Cet exercice était fort à-propos, même pour les entreprises de services, dont les coachs font partie. Ce fut une belle leçon. Marcel Gemme a repris la parole pour mettre en relief le rôle du coach dans cette évaluation, mais surtout dans la conception et la réalisation du plan d’actions à établir après celle-ci.
Puis, les organisateurs avaient préparé une table ronde-témoignage de trois clients-coachés, qui ont partagé avec beaucoup de générosité, d’ouverture et d’intensité, leur expérience en coaching. De leurs objectifs au processus, à leurs réalisations et leurs bénéfices, ils ont parlé des effets positifs de leur coaching sur leur vie professionnelle et personnelle. Claudette Vidal, l’animatrice de cette table ronde, synthétisait leurs propos en mettant en valeur les points essentiels. Ce fut une activité intéressante, touchante et très instructive pour tous les participants. Un sous-ministre, présent dans l’assistance, aurait conclu : « J’en veux du coaching dans notre ministère ! »
En après-midi, Martine Beaulieu, la maîtresse de cérémonie, a présenté la conférencière principale, Sylvie Fréchette, venue discourir de l’impact du coaching dans ses actions pour devenir championne olympique. Son coach lui a permis de changer sa perception de ses échecs, de ses processus et de ses réussites, car, pour la paraphraser, il n’y a que soi qui connaît la valeur de ce qu’on réalise. L’assistance, silencieuse et attentive, respirait au rythme des émotions de la conférencière. Celle-ci a terminé son allocution en posant une question cruciale : «Qu’est-ce que vous voulez dans la vie ?» Elle a ajouté qu’il faut savoir le formuler, y penser et en rêver pour le réaliser. Après une ovation, Martine Beaulieu est revenue en disant qu’elle retenait trois mots du discours de Sylvie Fréchette : se centrer, visualiser et ressentir.
Enfin, nous avons assisté à un atelier sur les enjeux actuels de l’innovation, sur l’importance d’une vision innovatrice au sein des entreprises, tout en faisant ressortir l’apport essentiel des ressources humaines dans ce processus. L’animateur a précisé qu’il fallait mettre la bonne personne au bon poste afin que l’innovation puisse se produire. Encore là, le coach peut aider à prendre la bonne décision. Finalement, le tout s’est terminé par un cocktail.
Dans l’ensemble, j’ai beaucoup appris, en tant que coach, à ce colloque. J’y suis entrée en me disant que je trouverais bien un moyen de puiser des informations pertinentes dans le lot. J’en suis ressortie pleine d’énergie et d’idées pour mes clients et… pour mon entreprise en coaching.
Jacinthe Laurin,
coach personnelle professionnelle,
membre ICF
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