une situation financière qui favorise l’entrepreneurship
par Alain Thériault
À la surprise générale le mois dernier, un sondage Léger Marketing commandé par la Fondation de l’entrepreneurship n’a pas peint un tableau très reluisant de la situation des entrepreneurs au Québec.
On démarre moins d’entreprises qu’ailleurs au Canada! En soi, c’est décevant, mais qu’en plus on ferme plus d’entreprises qu’ailleurs, c’est carrément alarmant. Ce constat devrait vous interpeller, les coachs. En effet, le problème ne se situe pas nécessairement au niveau des connaissances. On le sait, quand les connaissances et les ressources sont là mais que les résultats sont absents, c’est un coach qu’il faut appeler à la rescousse. Or, il se dégage de cette étude un manque de confiance de la part des entrepreneurs. Bien entendu je parle ici de gens déjà en affaires. Toutefois, plusieurs nouveaux entrepreneurs devraient arriver sur le marché. En effet, la situation économique favorise l’entrepreneuriat de plusieurs manières. Un article sur entrepreneur.com en nomme 10 ; en voici quelques unes;
- Tout est moins cher
- Plus facile d’engager de personnel de qualité
- Les gens cherchent à changer de fournisseurs
- Les fournisseurs font plus de crédits
- Plus facile d’obtenir une couverture de presse
- Vous avez perdu votre travail … faut bien faire quelque chose….
La situation incitera donc des nouveaux chômeurs à tâter l’entrepreneuriat. Nous nous retrouverons alors avec 2 clientèles distinctes dans un contexte d’entrepreneuriat. Avec les « touristes » de l’entrepreneuriat, je veux juste vous ramener à l’esprit certains éléments de réflexion avec lesquels vous pouvez travailler.
Le risque financier : Que sont-ils prêts à perdre financièrement dans l’aventure ? Amenez-les à réfléchir à un chiffre et une date…
Le risque social : Le support du conjoint est primordial, cela va de soi. Toutefois, les « nouveaux » oublient souvent l’effet qu’un démarrage a sur l’entourage. Les questions concernant le style de vie deviennent importantes. Bien entendu, comment réagiront-ils quand ils ne feront plus partie de la « gang » ?
Le risque psychologique : Le plus pernicieux. Difficile d’évaluer à l’avance l’impact sur l’estime de soi d’un démarrage raté au mi-temps de la vie.
Je vous fais confiance pour découvrir ce qu’il y a vraiment, derrière cette idée de se lancer en affaires.
Avec les entrepreneurs établis, la ligne est toujours très mince entre a) la confiance qui produit des résultats et b) la confiance aveugle qui fait faire des gaffes. Keith Cunnigham dans son livre « Keys to the Vault » dresse une typologie fort intéressante qui permet de marcher sur cette ligne :
- La confiance en soi vs l’arrogance
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La passion vs l’amour aveugle
- Le risque calculé vs le hasard
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Optimisme vs perte de contact avec la réalité
- L’échec est un événement vs l’échec est personnel
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Ouverture vs Rigidité
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Apprend de ses erreurs vs blâme les autres
- Va faire ce qu’il faut pour son entreprise vs va faire ce qu’il faut pour bien paraître
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Demande et accepte des points de vue vs a besoin d’avoir raison
En orientant vos questions pour faire ressortir un coté ou l’autre de cette échelle vous devriez être à même d’aider votre client entrepreneur à développer les attitudes nécessaires à la survie de son entreprise.
Pour moi il y a une double récompense à coacher des entrepreneurs, aider l’individu, mais aussi aider l’économie qui en a bien besoin.
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