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Périodique de la FICQ
Vol.2, No 1 - Août 2006

manchettes

le coaching de vie,
un créneau bien spécifique
par Lyne LEBLANC


« Vous ne pouvez rien enseigner à un homme, vous ne pouvez que l’aider à le découvrir en lui-même. »

Cette citation de Galilée m’inspire depuis mes tout débuts en coaching puisqu’elle énonce une de mes croyances fondamentales. Un autre de mes paradigmes est très certainement que l’être humain possède à l’intérieur de lui tout ce dont il a besoin pour réussir.

Le coaching est donc un processus par lequel un individu a accès avec plus de fluidité aux réponses qui sont les siennes, au potentiel qui lui est propre.

Le coaching de vie, quant à lui, focalise davantage sur les aspects personnels, je dirais même là ou l’individu est face à lui-même par rapport au choix d’être heureux et de se réaliser pleinement.

Comme me disait une cliente lors de sa première session : « J’ai envie de me donner de la place dans ma propre vie, j’étouffe ! ». Cette image peut vous sembler très intense; il n’en demeure pas moins que le soutien offert par le coaching a permis à cette femme d’atteindre ce respect d’elle-même et cette liberté tant recherchés. Certains désirent s’engager dans un processus de coaching pour retrouver leur motivation, se réorienter professionnellement, apprendre à oser davantage, mettre de l’ordre là ou il y a du chaos, pour ne citer que quelques-unes des raisons de consulter un coach de vie.

Je ne peux passer sous silence le fait qu’un coaching d’affaires, par exemple avec un gestionnaire, peut à l’occasion (je dirais même assez souvent) glisser par moment vers des questionnements de l’ordre du coaching de vie. Celui qui veut développer son leadership auprès de son équipe peut passer par un questionnement sur sa confiance en soi avant d’atteindre l’objectif recherché. Dans son très bel ouvrage Le métier de coach, François Délivré nous offre de belles images sur ces « glissades éventuelles » et sur l’importance de la perspicacité du coach dans ces situations. Bref, Lorsque nous parlons « d’humanité », nous ne pouvons prétendre connaître ce par quoi l'autre doit passer pour arriver à son objectif.

Enfin, le but de cet article n’est pas de vous entretenir sur les qualités et compétences du coach de vie. Cependant, je crois essentiel pour un tel coach d’avoir un bon bagage de connaissances au sujet du fonctionnement de l’être humain. Au-delà d’une formation spécifique en coaching (un incontournable), le coach de vie ne peut traiter de questions d’identité, de problématiques émotionnelles ou affectives sans une profonde compréhension de ces mécanismes. Je ne fais pas ici état de problèmes graves de santé mentale où de dépendances aux substances psychotropes, problématiques pour lesquelles une référence à un spécialiste est nécessaire. Je crois sincèrement qu’un coach de vie peut véritablement tendre la main dans la mesure où il se sait sur la terre ferme. C’est là une question d’éthique.

Lorsque l’on m’a demandé d’écrire cet article sur le coaching de vie, j’étais loin de me douter de l’ampleur de la réflexion personnelle que cet exercice allait susciter chez moi. Elle m’a permis de prendre conscience encore plus profondément de la chance que j’ai de pratiquer ce merveilleux métier et de la sincère gratitude que j’éprouve envers mes clients d’être le témoin privilégié de la réalisation de leurs rêves.



Lyne LEBLANC , PCC - www.diligence-coaching.com.


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