le coaching orienté solutions
par Danielle LAPOINTE
« Problem talk creates problems - solution talk creates solutions.» - Steve de Shazer
L’accompagnement (coaching) orienté vers les solutions s’appuie sur une croyance de base : les clients ont des habiletés, des visions et maintes autres ressources. Notre vision du client est qu’il est compétent, résilient, expert pour tout ce qui le concerne.
Cette croyance fait référence au mouvement constructiviste qui affirme qu’il n’y a pas de réalité objective, mais une réalité construite. Cela signifie, entre autres, que nous pouvons construire des problèmes en en parlant et que nous pouvons construire des solutions de la même façon. Dans une séance de coaching, nous travaillons dans l’ici et maintenant. Comme coach, nous nous attardons au processus plutôt qu’au contenu.
Le coach et le coaché co-construisent des solutions au lieu de résoudre des problèmes. Notre rôle de coach est de bâtir à partir des ressources du client en l’orientant vers le futur. Dans cette perspective, l’objectif correspond à des aspirations, à un rêve. Nous nous propulsons vers l’avenir : « Comment cela se passera-t-il quand tu seras bien avec tes employés ? »
L’objectif dépasse le non-problème. Préciser un objectif, c’est construire la réalité (désirée). Nous ouvrons vers ce qui est possible plutôt que d’apporter des correctifs.
« Les objectifs fondés uniquement sur la réalité constatée risquent d’être négatifs[…] parce que uniquement conçus comme des extrapolations de la situation actuelle » Withmore 2005
De quelle façon le coach formé à l’approche orientée vers les solutions intervient-il ? L’écoute, chaleureuse empathique, demeure l’outil fondamental. Le coach reconnaît les efforts, il s’intéresse aux forces autant qu’au malaise Il reformule (construit) pour faire une petite différence: « ce que vous appelez de l’entêtement est aussi de la persévérance »
Il aide le client à identifier la situation désirée. Afin de co-construire à partir de la réalité du client, on peut lui demander où il se situe présentement sur une échelle de 1 à 10. La question-échelle nous permet de contourner le « tout ou rien », le « toujours jamais », de faire préciser. Elle est utile aussi pour mesurer le progrès, pour micrograduer les changements. « De 5, si vous passiez à 6, qu’est-ce que vous feriez de différent ? »
Le coach cherche les exceptions avec le client, les moments où le problème pourrait se présenter mais ne se présente pas : « Quand le problème est-il moins sévère ? Quelle est votre meilleure journée ? » Le principe est de faire davantage ce qui fonctionne. En faisant décrire, nous mettons en relief les fois où ça va mieux. Ainsi ressortent des solutions facilement accessibles et naturelles.
Le client vit d’autres intérêts en dehors de la zone de problème. Dans ces autres activités, il exerce des capacités, un savoir-faire qui peut être appliqué dans la zone problématique. Par exemple, un joueur de hockey a une capacité de travailler en équipe, de développer des stratégies, de donner un effort maximal sur un court laps de temps, etc. Le rôle du coach est de guider le client pour qu’il transfère ses compétences dans de nouvelles aires de sa vie.
Les points de repère du coach orienté vers les solutions sont :
- Les problèmes sont des occasions d’évolution.
- Les échecs sont des occasions d’apprentissages.
- Il y a plusieurs vérités, pas qu’une seule.
- Il y a de multiples solutions, pas qu’une seule.
- Il n’y a pas de résistance, mais une façon différente et unique de coopérer.
Danielle LAPOINTE, C.R.H.A., Coach professionnelle membre de la FICQ - Consultante organisationnelle
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