Résultats du sondage de satisfaction, FICQ Montréal
par Élise SOMERS
Le vendredi 14 septembre en matinée, Micheline Rouillard , CHRA, présentait aux membres et invités du Groupe directeur de la FICQ-Montréal , les résultats d’un sondage qu’elle a réalisé, en septembre dernier, auprès d’une trentaine de membres de la section. Le sondage a été commandé pour recueillir l’évaluation de satisfaction des activités de développement professionnel offertes par la section de Montréal au cours des dernières années. Ceci, bien entendu, afin de mieux orienter la programmation des activités à venir et d’apporter les améliorations les plus pressantes à l’organisation des activités et de la section.
Je dois admettre que, lorsque j’ai pris connaissance d’une telle initiative, ma réaction a été une de grand étonnement. Une étude indépendante? Notre petite section de quelque 138 membres de la grande région de Montréal allait utiliser le restant de son fond de caisse pour une étude indépendante? La dure réalité, est que, cette année et l’an passé, la participation aux activités de développement mensuelles a été plus qu’irrégulière, même certains jeudi, tout à fait inquiétante. Étant moi-même membre et n’y étant allée qu’une fois l’an passé, je ne réalisais pas à quel point le Groupe directeur avait raison de vouloir questionner ses membres. Questions qui, pour être franchement répondues et entendues, ne pouvaient l’être, qu’au moyen d’une étude professionnelle, neutre et indépendante.
Avant de débuter, madame Rouillard rappelait à son audience qu’elle n’agissait ‘seulement’ qu’à titre de ‘messagère’, nous avertissant ainsi que les résultats du sondage ne seraient pas toujours faciles à entendre. Effectivement! Pour être plus précise: 12 pages-63 lignes de critiques négatives et de points à améliorer contre 1 page-14 lignes de points positifs relevés.
Voici en résumé ce que le sondage nous apprend :
La question d’identité du coaching et le besoin que les membres ressentent pour mieux définir la profession est toujours d’actualité. Le souci de professionnalisme, tant pour notre profession en devenir que pour les activités de l’association, est un enjeu des plus importants. De manière générale et plus positive, les membres se disent très satisfaits des activités spéciales présentées lors du colloque annuel et de la semaine du coaching.
Où le bât blesse, c’est en fonction du rapport de la qualité versus la quantité des conférences lors des rencontres mensuelles de la section. Les résultats du sondage nous informent des raisons de non-participation des membres aux activités. 40% des membres considèrent ne pas avoir le temps pour participer aux activités de la section tandis que 40% indiquent que la raison de leur non-participation est due à un manque d’intérêt pour l’activité proposée. Le prix demandé, la journée de la semaine ou le lieu n’influencent que très peu leur décision.
Certains membres réclament des conférenciers plus « hot » et des « masters » coachs, d’autres des sujets de conférence à caractère plus « cosmique-universel», des outils de coaching pour leur pratique ainsi que des activités de développement à caractère plus personnel. Les besoins et intérêts frappants de ce sondage témoignent bien de la diversité des membres de la section.
Quant à la question d’appartenance et de réseautage, certains membres interviewés confient qu’ils ont ressenti, lors des activités de la Fédération, un manque de convivialité entre les membres, voire même de compétition inappropriée.
Suite à une analyse point par point des résultats de cette étude, les participants à la rencontre en sont venus aux pistes de solutions suivantes :
- Mettre l’emphase sur le congrès annuel et créer une crédibilité du coaching auprès du grand public.
- Créer un sentiment d’appartenance entre les coachs. Leur faire connaître les avantages d’appartenir à la FICQ.
- Créer un comité d’accueil/parrainage pour les nouveaux membres. Créer un comité de recrutement et d’accueil.
- Développer les opportunités en utilisant le site internet de la FICQ-Montréal. Plus de contenu.
- Organiser moins d’activités/conférences du jeudi soir et travailler sur la qualité des présentations/pertinence des sujets.
- Augmenter la visibilité des coachs de Montréal.
- Encourager l’accréditation professionnelle des coachs et le professionnalisme du coaching comme tel.
- Annoncer le programme plus d’avance.
- Améliorer la qualité professionnelle de l’animation des activités.
Pour répondre à ces préoccupations, le Groupe directeur a donc créé 3 comités :
- Organisation des événements de développement professionnel ayant pour objectif d’améliorer la qualité des présentations.
- L’accueil, recrutement et parrainage des nouveaux membres ayant comme objectif d’établir un contact rapproché avec nos membres.
- Site internet de la section Montréal ayant comme objectif de le garder pertinent et offrir plus d’outils pour nos coachs.
Chaque comité doit soumettre un plan d’action pour la prochaine rencontre du Groupe directeur.
Bravo à tous les coachs de la section qui n’ont pas eu peur de rechercher, dire et d’entendre la vérité. Ce n’est pas toujours facile de faire face à ce qui fonctionne moins bien dans sa propre organisation. Dans notre métier de coach, pourtant c’est ce que nous faisons avec nos clients : accompagner le changement pour le meilleur de soi-même et de la collectivité. La FICQ-Montréal a fait bien du chemin depuis ses débuts; elle continue à très bien se développer et elle est entre bonnes mains et bons cœurs. J’en ai été témoin.
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