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Périodique de la FICQ
Vol. 4, No 11 - Novembre 2009

Le 30 octobre, la FICQ offrait son congrès annuel sous le thème « Le coaching, une profession en devenir ». Surveillez l’infolettre de décembre car nous vous reviendrons avec des articles en lien avec les ateliers présentés.

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L’art de questionner : compétence primordiale pour être un bon coach
par Claudine Bergeron

Le coaching est un art. Et dans ce cadre analogique, il est possible de dire que les questions sont au coach ce que le coup de pinceau est au maître-peintre. Si ce dernier s’installe devant sa toile et ne fait qu’expliquer ce qu’il veut faire sans donner de coups de pinceau, il n’y aura pas de création. Pour le coach, ses questions constituent l’action qui lui permettra de créer une séance de coaching. Et c’est la qualité des questions, la finesse et la précision avec laquelle elles seront formulées qui feront de cette séance une œuvre d’art réussie ou une œuvre quelconque.

Pour bien comprendre comment l’art de questionner est la clé de la réussite d’une séance de coaching, revenons à l’essence même de la question, à son objectif propre, celui de projeter le client vers des résultats. Ce dernier, à l’aide de bonnes questions, réussit à mieux se comprendre. Il s’ouvre ainsi à d’autres perspectives et il peut donc mieux choisir des actions nouvelles en fonction des résultats qu’il veut atteindre. Souvenez-vous que VOTRE succès ne se mesure pas à ce que vous savez, mais bien aux résultats qu’obtient votre client.

Vous comprenez mieux maintenant pourquoi savoir poser les bonnes questions est un art. Le client avancera vers ses objectifs lorsqu’il aura compris par la qualité, la précision et la finesse avec laquelle vous posez vos questions qu’il est en mesure de se donner le pouvoir d’agir. La meilleure sera votre écoute, les meilleures seront vos questions. Trouver et formuler la bonne question en fonction de chaque situation demande de la pratique. Une bonne question peut soulever des montagnes, une question ordinaire avec une approche technique donne peu de résultats. Il s’agit de prendre le temps et d’être patient dans votre écoute. À force de pratique consciente de ce que signifie poser une bonne question, on apprend à maîtriser cet art et on arrive de façon extraordinaire à « écouter entre les lignes »!

Voyez par vous-même! L’information soutirée par vos questions est-elle purement anecdotique : comment s’est passé cette formation à laquelle tu as assisté? Ou bien propulse-t-elle votre client vers une meilleure connaissance de sa situation : que retiens-tu de cette formation? Vos questions ne répondent pas à vos besoins d’information, elles ne sont là que pour la réussite de votre client.

À titre d’examinateur pour l’ICF, j’entends de nombreux coachs qui parlent trop pendant leurs séances de coaching. Souvent, ils donnent des réponses aux clients, ils les dirigent. Rappelez-vous constamment qu’en coaching, ce n’est pas ce que vous savez qui importe, mais bien ce que le client apprend sur lui-même et qui lui permettra d’atteindre les buts qu’il se sera fixés! Discutez avec d’autres coachs de ce sujet, renouvelez vos listes de questions. Je vous promets que vous gagnerez à vous entraîner à poser des questions.

Il peut s’avérer avantageux de demeurer vigilant quant à l’art de poser des questions même lorsque vous jouissez d’une grande expérience de pratique en coaching. Sachez que plus vous avez de l’expérience en coaching, plus vous maîtrisez la façon de vous rendre plus rapidement du point A au point B avec vos clients. Il pourrait alors être tentant de donner des réponses plutôt que de questionner. J’appelle cela la paresse du coach. Malheureusement, cela entraîne la paresse du coaché au lieu de l’empowerment de ce dernier. Pouvoir qui lui est indéniablement donné lorsque les questions sont bien posées.

Le plus grand défi du bon coach est de se préoccuper seulement de l’avancement et de l’évolution de son client. D’accepter sincèrement l’humilité d’être en tout temps à côté de ce dernier. Un bon coach n’a pas besoin de démontrer ses connaissances, il est présent et il fait entièrement confiance au processus du coaching. Sa compétence sera reconnue par la pertinence de ses questions, mais surtout par les résultats obtenus par son client. Et si cela peut nous stimuler, rappelons-nous que savoir poser les bonnes questions est plus difficile que d’y répondre!

Avoir un regard neuf à chaque séance de coaching demande une grande dévotion à notre profession. Ça vaut le coup!

Essayez toujours de parler 25 % du temps tout en posant des questions puissantes et porteuses. Pour le reste, écoutez, écoutez, écoutez!

Bon coaching!
Claudine Bergeron, MCC

Claudine Bergeron, MCC

www.claudinebergeron.com

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