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Périodique de la FICQ
Vol. 3, No 11 - Décembre 2008

manchettes

Impressions du congrès ICF de Montréal
par Simon Pagé

En m’inscrivant au congrès d’ICF à Montréal, je n’avais pas vraiment d’attente ; « ça commence bien pour un coach » me direz-vous! Eh bien !
De mon point de vue, ça commençait effectivement bien. Disons que mon objectif établi était assez simple : me retrouver avec des gens de « ma sorte », comme dirait mon vieil ami Jacques. De ce point de vue, j’ai été servi au plus haut point. Qui dit coach, dit énergie ; alors, imaginez que vous en rassembliez plus de 1500 au même endroit!

Le ton a été lancé avant même la première conférence par l’énumération de tous les pays de provenance des participants au congrès : portés aux écrans le drapeau du pays, le nom et tous les participants de ce pays qui se levaient en s’acclamant. Frissons garantis pour tous. Déjà, on était dans un monde multiculturel et ouvert.

Le programme éducatif du congrès était impressionnant par sa diversité et la quantité d’ateliers disponibles. Souvent, un choix déchirant devait se faire alors que deux et même trois ateliers intéressants se donnaient au même moment. Imaginez : au cours de chacune des sessions, un choix minimum de huit ateliers s’offrait aux participants. Que ce soit au niveau du développement du leadership, du coaching organisationnel ou de l’alignement esprit-corps-âme, en passant par des cercles de discussion sur les compétences essentielles ou la mise en marché de la pratique de coaching, tous les aspects étaient couverts.

Deux ateliers m’ont particulièrement plu. Le premier fut un atelier de la série Wisdom cercle (cercle de sagesse) sur les compétences essentielles du coaching. Ces sessions étaient dispensées par deux coachs MCC par atelier et chaque atelier se divisait en trois parties : exemple, discussion en groupe de huit participants et partage avec l’ensemble de tous les participants.

Le cercle auquel j’ai assisté fut sur l’écoute active. À partir d’un cas réel amené par un des coachs MCC, l’autre animateur de l’atelier a fait une démonstration du « type » d’écoute attendu (lire ici minimum) pour chacun des niveaux d’accréditation d’ICF. Ce fut fascinant de voir de façon aussi flagrante le développement de l’écoute qui peut survenir au cours de notre carrière. Par la suite, nous avons pu voir se dérouler un coaching réel avec une qualité d’écoute où tout le corps agit et non seulement les oreilles. Merveilleux d’autant plus que ce coaching nous a ramenés à la base : présence et écoute; le reste n’étant que pratique, pratique, pratique…

Et que dire de la présence des participants pendant le coaching? Palpable et très intime. Quand on pense qu’il y avait entre 100 et 200 participants pour un même atelier, c’est dire la qualité d’écoute présente dans la salle et l’étape de partage devient hautement instructive.

Un autre atelier particulièrement intéressant était donné par un couple de coachs MCC de l’Australie, Peter Barr-Thomson et Josephine Tomson : Voyage au cœur du Génie (traduction libre de « Genius Journey »). Ces deux coachs ont su, par leur présentation, tout autant débridée que surprenante, faire ressortir le génie dans chacun des participants pour l’appliquer à nos clients. Difficile d’expliquer un atelier qui se vit plus que par la facilité à le décrire. Ainsi, comment vous expliquer avec clarté et compréhension, que l’atelier a débuté en se tenant debout, face à face, à 15 cm du visage de notre voisin de table, à le prendre par les épaules et à le secouer, que les participants qui fournissaient des réponses se méritaient des chocolats, que nous écrivions de la main opposée à notre main habituelle, que du Bob Marley jouait pendant les exercices???).J’ai toujours dit que j’aimais mes clients et leurs projets; maintenant, j’aurai un outil afin d’admirer le génie créatif de ceux-là.

Certains éléments ressortent de ce congrès qui était une première pour moi. L’ouverture des coachs présents, la simplicité et la facilité d’accès à ces présentateurs, mais surtout l’inspiration. L’inspiration de les voir se mettre à risque dans chacun des ateliers auxquels j’ai assisté. Ces coachs prenaient des risques, chacun à différents niveaux, faisaient confiance aux participants et montraient, par l’exemple, l’évolution à vitesse grand « V » lorsqu’on se permet de se mettre à risque. Bien plus qu’un simple « Get together », ce congrès m’a permis d’en ressortir avec la conviction que le coaching fait partie de moi.


Simon Pagé, coach professionnelSimon Pagé, coach professionnel

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