Un avant-midi au Congrès annuel de la FICQ
par Evelyne FIORENZA
Pour sa 3ème édition, le congrès annuel de la FICQ a eu lieu à Montréal le 30 octobre dernier et a réuni plus de 150 professionnels de toute la province. Le comité d’organisation a, cette fois-ci, mis l’accent sur le caractère nécessairement évolutif de la profession de coach, d’où le titre donné au congrès.
Voici un retour sur quelques moments forts, dynamiques et effervescents de cette mémorable journée!*
8h30. Hôtel Sandman à Longueil. Joanne Duquette, présidente de la FICQ et Alex Vincent, vice-président de la FICQ accueillent les participants et présentent le programme de la journée : chacun pourra assister à 3 ateliers choisis parmi les 12 qui sont proposés et bénéficier des certificats d’unités de formation continue en coaching (FCC) correspondants.
Diversité, dynamisme et appel à l’action
L’éventail de thèmes offert est très représentatif de la multiplicité des champs d’application actuels du coaching, donnant ainsi une idée assez claire du dynamisme de cette discipline, et de ses professionnels, ainsi que, de toute évidence, de son évolution fulgurante au cœur de nos sociétés, ce dernier terme devant être compris aussi bien au niveau social que corporatif.
Si cette évolution augure bien de l’avenir du coaching, elle est aussi, à plusieurs titres, source d’inquiétudes. L’appropriation de l’appellation « Coach » par des personnes non formées adéquatement nuit de plus en plus tangiblement à la réputation du coaching.
C’est d’ailleurs le sujet de la conférence d’ouverture du congrès, animée par Jean-Pierre Fortin, fondateur de Coaching de Gestion, Institut pour le Développement du Potentiel Humain : « Accéder au rang des professions au Québec ». Cette intervention met en lumière la nécessité et l’urgence de doter le coaching d’un véritable statut professionnel et de mettre en place un plan d’action pour atteindre cet objectif dans les meilleurs délais .
« Si notre mission est d’accompagner des êtres humains dans la recherche d’un mieux‐être et d’une plus grande efficacité dans les systèmes sociaux, nous devons avoir le courage de faire ce qu’il faut pour être ce que nous voulons être : des coachs professionnels qualifiés. Pour cela, nous devrons promouvoir des normes de pratiques rigoureuses, une éthique de haut niveau, un souci évident de protéger l’intérêt du public et une barrière à l’entrée» affirme M. Fortin en guise de conclusion d’une conférence qui a suscité beaucoup d’intérêt au sein de l’auditoire, ainsi qu’une prise de conscience salutaire et une invitation à l’action très motivante.
Au fond, le maintien de notre profession à un niveau d’excellence, son respect, sa protection ainsi que celle des clients est aussi l’affaire de tous !
10h. Avant de s’engouffrer dans la salle de l’atelier choisi, les participants se retrouvent autour d’un buffet « café-muffins » et/ou visitent les stands des différentes sociétés de services venues exposer. C’est l’occasion idéale pour se revoir ou se rencontrer.
Cette concentration de coachs et d’éminences grises rend l’ambiance effervescente !
10h20. Les groupes d’auditeurs se forment selon l’atelier choisi, qui pour Lyne Leblanc : Coaching, présence et intuition ; pour Marcel Gemme : Élargir la conscience, but ultime de toute démarche de coaching ; pour Yvon Lachapelle : Coaching d’affaires de PME dans un programme régional du CLD de l’Érable ou encore pour Madeleine McBrearty et Jim Gavin : Energizing the Space Between Now and the Future.
L’indispensable prise de conscience !
10h30. Marcel Gemme prend la parole et invite les auditeurs à réaliser encore une fois la cruciale importance du processus de prise de conscience dans le coaching, processus qui se révèle en être le fondement même.
Il décline, de manière très ludique, certaines des techniques utilisées pour atteindre ce but : la « grande présence du coach » qui implique entre autre l’écoute active et la formulation de questions puissantes, la visualisation de ce qui est vraiment désiré pour trouver le chemin permettant d’y arriver, l’appel à l’expert qui sommeille en chacun de nous, une technique qui implique un changement de perspective et donc la prise en compte d’autres points de vue afin de « […] débloquer le sentiment d’incapacité qui peut parfois s’installer chez nous. », l’éclaircissement du sens « personnel » donné aux mots par le client.
M. Gemme attire également l’attention sur la mutualité du processus de prise de conscience et de découverte entre le coach et son client, d’où l’enrichissement permanent et simultané pour les deux protagonistes et le caractère partenarial indispensable de leur relation.
« […] Le coaching devient la circonstance propice pour le client lui permettant de découvrir et d’exploiter son potentiel de façon accrue. Paradoxalement, un phénomène similaire se produit alors chez le coach. C’est dans ce sens que le coaching est un partenariat où les deux participants sont en état de découverte simultanée […]. »
Et de conclure : « Élargir sa conscience, découvrir ce qui nous était inconnu et réduire le territoire de notre ignorance n’est-il pas à la fois une source sans fin de plaisir et un formidable tremplin vers la réalisation de soi ? »
Le format de l’atelier proposé, d’une durée de 1h30, en comités relativement restreints, semblent avoir séduit l’assemblée.
* Remarque : ne pouvant assister à tous les ateliers simultanément, j’ai dû faire un choix difficile tant tous m’intéressaient. J’ai donc essayé de couvrir les sujets qui me semblaient pouvoir s’adresser au plus grand nombre de participants et représenter au mieux la diversité des sujets.
Evelyne FIORENZA – Coach en formation
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